BiUM Blog

Un autre regard sur la Bibliothèque Universitaire de Médecine de Lausanne

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Archive(s) de la catégorie ‘Bibliométrie’

Les auteurs et leur d’identité dans Medline

Alors que d’illustres organisations comme l’OCLC s’acharnent à travailler sur de vastes fichiers d’autorités pour les noms d’auteurs (et pour les noms de personnages historiques ou fictifs), Medline ne s’est pas encore doté d’outils de contrôle et de correction pour les noms d’auteurs.
La politique de la base produite par la NLM est encore de saisir, et d’afficher, les noms d’auteurs avec des initiales, même s’il existe dans les notices récentes le champ FAU (Full author), champ visible uniquement dans le format Medline, qui reprend le prénom en entier, à condition bien sûr que l’article original signale ce prénom. L’aide de Pubmed recommande d’utiliser la recherche avec le prénom en entier que pour les articles après 2002 (« Full author names may be searched for citations published from 2002 forward if the full author name is available in the article »).
Depuis mars 2008, la NLM a également créé le champ Investigator, [IR] et [FIR], pour signaler les noms de toutes les personnes qui ont contribué à l’article sans être déclarées comme auteurs.

Mais, lorsque le nom ou le prénom d’un auteur ou d’un contributeur est mal indiqué par l’éditeur dans l’article, l’erreur est reportée telle que dans Medline. L’auteur ne peut pas s’adresser directement à la NLM pour demander une correction. Les instructions données par la NLM indiquent que l’auteur doit demander un erratum à l’éditeur. Dès la publication de l’erratum par l’éditeur, l’auteur peut interpeller la NLM pour demander une correction de son nom dans la base. Pas simple, même si la page qui résume les informations concernant les auteurs est bien faite…
Dans ce contexte, les initiatives du type ORCID (Open Researcher Contributor Identification) lancé par Nature et Thomson Reuters trouvent tout leur intérêt.
Des projets sur la « désambiguation » des noms d’auteur dans Medline sont également à suivre.

Les conférences se suivent… avec quelques différences

EAHIL (European Association of Medical and Health Libraries) a donc mis en ligne le programme du 12ème congrès des bibliothèques médicales « Discovering new seas of Knowledge« qui va se tenir à Estoril du 14 au 18 juin 2010. Une équipe de la Bibliothèque Universitaire de Médecine de Lausanne fera une présentation sur l’utilisation des services web pour la bibliométrie, le vendredi 18.
Notre association nationale des professionnels de l’information et des bibliothèques (BIS)a également diffusé le programme pour son congrès qui se déroulera du 1er au 4 septembre au Learning Center sur le site de l’EPFL, à Lausanne. Le thème est : « Changeons les bibliothèques ».
Etrangement, le programme n’indique pas de visite de la Bibliothèque Universitaire de Médecine. Est-ce parce que la BiUM a déjà pris le large, en explorant de nouveaux horizons et territoires en friches ?

JCR 2007

Le « classement » du Journal Citation Report pour 2007 vient d’être mis en ligne sur le site Web of Knowledge. Pas de surprise notable, CA : a cancer journal reste en tête du classement, avec un facteur d’impact qui, à plus de 69, est chaque année plus haut, les traditionnels titres du type  »reviews » sont là, Science ne fait pas partie des « top 10″ cette année.

C’est l’occasion de livrer quelques remarques sur l’évolution des indicateurs dans le domaine des publications et de la recherche scientifique (il y a quelques semaines, une présentation a été organisée sur ce thème pour les collaborateurs de la bibliothèque).

Dans son numéro du lundi 30 mars 1665 (accessible sur le site Gallica), le Journal de Scavans salue la création d’une nouvelle publication, les Philosophical Transactions à Londres. Ce fut le dernier numéro de l’année 1665. La publication du Journal des Scavans semble avoir été suspendue pendant quelques mois, pour reprendre le lundi 4 janvier 1666. Dès sa reprise, la revue française pris l’habitude de citer des nouvelles parues dans le « Journal d’Angleterre ».

Du côté des Philosophical Transations, on trouve également l’écho d’informations publiées dans la revue française. Le numéro 20 du 17 décembre 1666, reprend à la page 362 (accessible sur JSTOR) une information parue le 29 novembre 1666 dans le Journal des Scavans, numéro 39. La numérotation (imprimée en chiffres romains) du Journal des Scavans avait commencé avec un numéro XVIII, le lundi 3 mai 1666.
Ainsi commence les pratiques de renvois et de citations entre revues scientifiques. Presque 350 ans plus tard où en est-on ?

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A la recherche des URLs perdus

Une nouvelle fois des chercheurs du domaine biomédical expriment leur préoccupation en ce qui concerne la stabilité des URLs qui apparaissent dans les bibliographies de fin d’article.
Le dernier article paru sur ce sujet dans l’International Journal of Medical Informatics du mois d’avril a analysé les liens présents dans les références des articles du Lancet et du New England Journal of Medicine publiés entre 2004 et 2005.

Beaucoup de liens sont cassés et l’information citée en référence est inaccessible, même si en utilisant Google pour essayer de retrouver l’information perdue. Les auteurs de l’article mettent en garde leurs collègues scientifiques sur la fragilité des liens. Le sujet avait déjà été évoqué dans d’autres publications, mais tous les articles soulignent que la solution n’existe pas encore.
 

La Carte de la Science

Grâce à l’analyse informatique des citations en provenance de 1,6 millons d’articles extraits à partir des bases de données de l’ISI (visiblement Web of Science, version de 2003), deux chercheurs sont arrivés à dresser une « Carte de la Science » dans son ensemble. Cette carte a été choisie par la revue Nature dans sa galerie d’images pour 2006 (page accessible uniquement sur abonnement).

scimaplarge60.png

A partir de ce grand corpus de références, dont on ignore pour l’instant les critères de sélection, les chercheurs Richard Klavans et Kevin Boyack ont établit 776 noeuds correspondant chacun à une thématique différente et formant un anneau dans l’espace. La taille de chaque noeud correspond au nombre d’articles de la discipline et les liens entre les noeuds representent l’existence de co-citations entre les articles des différents domaines :

mapofscience1.png

Malgré les critiques que nous pouvons faire à ce genre de representations cartographiques un peu à la mode (par exemple le fait de traiter de manière un peu vague un nombre trop important de données pour obtenir des informations vraiment utiles) cette carte nous montre un aperçu des relations entre les differents domaines qui n’est pas sans interêt. Comme vous pouvez l’observer, la médecine occupe une place très importante dans le graphique, ce qui est une conséquence logique du nombre très grand de spécialités et de publications dans le domaine médical. Concernant les liens vers les autres disciplines ce n’est pas non plus une surprise de voir qui’ils pointent vers la biochimie, la biologie les sciences sociales et les sciences de l’ingenieur en grand partie :

mapofsciencemed.png

Pour en savoir plus :

Les prédictions du Web de la Connaissance

Le Web of Knowledge n’a pas la connaissance infuse. La méthode mise au point par Thomson Scientific sur la base de l’ISI Web of Knowledge pour prédire le prix Nobel de médecine 2006 a échoué !

Les deux américains lauréats A. Fire et C. Mello ne font même pas partis du panthéon des scientifiques les plus cités selon la base Highlycited.com, également produite par Thomson Scientific et mise en accès libre sur le web.

Cet outil permet de chercher les scientifiques les plus cités, par nom, pays, institution et par catégorie. Pour chaque chercheur un CV structuré avec la liste des publications. Pour la Suisse 98 chercheurs sont signalés, pour l’Allemagne 227, la France 151 et l’Italie 69. En ce qui concerne le CHUV un seul nom  : Guiseppe Pantaleo.

Prix Nobel de médecine 2006

Deux Américains, Andrew Z. Fire et Craig C. Mello, se sont vu décerner ce jour le prix Nobel de médecine 2006 pour leurs travaux portant sur l’ARN (acide ribonucléique), et leur découverte d’un mécanisme, appelé « interférence ARN », permettant de bloquer certains gènes, ce qui pourrait conduire au développement de nouvelles thérapies, selon le comité Nobel. Fire, né en 1959, est professeur de pathologie et de génétique à l’Université de Médecine de Stanford (Californie) et Mello, né en 1960, est professeur de médecine moléculaire à l’Université de médecine du Massachusetts et à Harvard.

Petit jeu : essayer de taper « Fire » et « Mello » dans Pubmed, Scopus, Web of Science et Scholar, et regarder ce qui se passe.

Pour information l’article le plus cité du duo (plus de 2′500 fois selon Scopus et WOS, plus de 3′000 fois selon Scholar) est :  Fire A, Xu S, Montgomery MK, Kostas SA, Driver SE, Mello CC.  Potent and specific genetic interference by double-stranded RNA in Caenorhabditis elegans. Nature. 1998 Feb 19;391(6669):806-11.  PMID: 9486653

Le nombre de citations est presque aussi élevé que pour l’article fondateur de Watson et Crick.  Molecular structure of nucleic acids; a structure for deoxyribose nucleic acid. Nature. 1953 Apr 25;171(4356):737-8. PMID: 13054692

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