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Les patients feront-ils confiance à docteur Microsoft ?
C’est la question posée par Steve Lohr dans le International Herald Tribune du 14 août 2007. En combinant information médicale sur le web, moteur de recherche et dossiers médicaux en ligne des patients, les deux géants Microsoft et Google entendent aider les patients à faire des choix judicieux quant à leur santé. Bien que les projets sont encore secrets, un prototype de Google Health a été présenté récemment à des professionnels. On y trouve profil médical du patient avec conseils de traitement, info allergie, info sur les médicaments, proposition d’exercices et de régimes, etc. Le système peut aussi rappeler une visite médicale, renouveler une ordonnance ou diriger vers un praticien selon un répertoire.
Google et Microsoft ne sont pas les seules à s’intéresser à ce marché. Attirées par cette nouvelle médecine en ligne et par la publicité pharmaceutique, d’autres entreprises actives dans les logiciels de gestion de dossiers médicaux tentent de développer leur propre produit. On sait toutefois que 58% des internautes qui recherche de la documentation médicale sur Internet commencent par Google et que celui-ci est définitivement l’engin de recherche le plus populaire du web.
Si le défi technologique est grand, les obstacles principaux semblent plutôt d’ordre culturel et juridique. Pour être véritablement performant, le système doit disposer d’un maximum d’informations provenant de tous les acteurs de la santé : praticiens, hôpitaux, assureurs et bien sûr patients eux-mêmes. Ces différents acteurs accepteront-ils de livrer leurs informations ? Sans oublier les lois sur la protection des données qui rendent l’accès et la diffusion de certaines informations très difficiles.
Néanmoins, après la réservation de voyages en ligne, le e-banking, la cyberadministration, les sites d’achat-vente, pourquoi ne pas imaginer une médecine en ligne où le patient gère lui-même son dossier médical ?
Marianne Krahn
Ebsco en visite promotionnelle à Genève
La tournée promotionnelle d’Ebsco passait par l’hôtel Beaurivage à Genève le jeudi 26 avril.
Les agences d’abonnements n’ont semble-t-il pas dit leur dernier mot dans l’environnement pourtant mouvementé de l’édition, des publications imprimées et électroniques et des bases de données qui leur sont liées. L’article « L’offre de périodiques en bibliothèque universitaire: les avantages d’une démarche collective » paru dans le dernier numéro de mars 2007 la revue RESSI témoigne du rôle encore primordial de l’agence. Mais visiblement les agences sont aussi à la recherche de nouvelles identités puisque l’agence Ebsco se décrit comme « infomédiaire ». Ceci n’est pas sans rappeler la quête d’une nouvelle dénomination chez les bibliothécaires qui se veulent tantôt « archithécaires« , tantôt « infothécaires« …
Bref, Ebsco se positionne comme prestataire de services et donc partenaire des bibliothèques à tous les niveaux de la chaîne de traitement des publications et tout particulièrement des ressources électroniques (revues et bases de données) : gestion des acquisitions de nouvelles ressources, recherches dans plusieurs ressources à la fois, outils de balisage des accès et d’affichage de liens contextuels, évaluation de l’utilisation.
Les applications présentées par Ebsco concernant la recherche fédérée (WebFeat) et la gestion des liens (LinkSource) apparaissent très conviviaux, mais c’est l’outil d’analyse des statistiques d’utilisation des ressources électroniques « Scholarly Stats » qui a attiré l’attention en raison de la difficulté actuelle d’analyser les multiples fichiers provenant des serveurs et éditeurs. Il ne manque en fait que le module ERM dans le bouquet d’applications proposé par Ebsco.
Derrière nos écrans, le bagne
« Heures supplémentaires sous contrainte, salaire insuffisant, protection lacunaire contre les matières toxiques, contrats inexistants… Au cours de la fabrication de votre ordinateur, les droits de milliers d’ouvrières ont été bafoués. C’est ce que démontre une série d’études exclusives réalisées pour Pain pour le prochain et l’Action de Carême ».
En savoir plus…
Lecture recommandée : High Tech, no rights? Pour des ordinateurs produits dans la dignité (.pdf, 966 Ko)
Thomas
Ndlr : Dans un communiqué du mois de mars, le service informatique du CHUV déclare avoir pris conscience du problème et adaptera sa politique d’acquisition des ordinateurs en conséquence.
Fenêtres avec vue
Microsoft lance ce jour son nouveau système d’exploitation : Windows Vista. Ce que les bibliothèques intéressées par la gestion des droits numériques (Digital Rights Management) peuvent retenir c’est que ce système d’exploitation incorpore des procédures de contrôle qui permettent d’atteindre un niveau de protection jusque-là inégalé, notamment pour les contenus vidéo.
Mais c’est en fait l’ensemble de la gestion des droits des documents (texte et multimédia) qui est intégrée dans Vista et Office 2007. L’éditeur entend résoudre la pauvreté des possibilités de protection des fichiers de type texte en imposant un nouveau format, XPS (XML Paper Specification), censé sonner le glas du format Abode « pdf ».
2008, l’année du e-papier
Voilà, ce que l’on attendait tous, un support plastique souple pour remplacer le papier. Plusieurs entreprises se lancent dans la production du e-papier, comme l’anglais Plastic Logic qui ouvre une usine à Dresde ou Philips avec iRex ! Les éditeurs sont intéressés, en priorité les éditeurs de quotidiens qui suivent attentivement le projet du français Les Echos.
CSA rachète ProQuest et fait la fête à Montreux
CSA (Cambridge Scientific Abstract), producteur entre autre de la base de données Sociological Abstracts et diffuseur de nombreuses bases de données, est toujours plus gourmand… et Ovid toujours plus discret sur la scène des mariages forcés…
Pour fêter cela (?) CSA invite le 31 janvier les bibliothècaires romands au Palace : ROYAL PLAZA MONTREUX, pour la journée… Au menu : CSA Sociological Abstracts, l’Ulrich, RefWorks et BioOne etc… et aussi un repas, des pauses cafés.
Goliath, David et autres nains…
Donc Wiley va racheter Blackwell Publishing. Sur le site universitaire de Lausanne, incluant le CHUV, une étude concernant le volume d’affaire par éditeur (montants des abonnements annuels) avait donné le classement suivant (par ordre décroissant) : Elsevier, Blackwell, Springer, Wiley, Lippincott. Maintenant Elsevier sera directement talonné par le nouveau groupe (BlackWile ?) qui cependant ne parvient pas à le dépasser. A quand les prochaines alliances…
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